Objectifs

L’éducation, un défi.

Concrètement, le Grain construit des écoles primaires, abritant des classes allant du CP1 au CM2, et pouvant recevoir jusqu’à 240 élèves. Le besoin est considérable, quelques centaines dans la province du Yatenga ! A défaut, les cours sont dispensés, quand ils peuvent l’être en fonction du climat ou des intempéries– fortes chaleurs, vent, pluies - dans des bâtisses en « banko » (terre séchée) ou, pire encore, en plein air, sous un arbre (arbre classe). Ces écoles sont ouvertes à tous. Elles ont pour principe d’êtres mixtes, laïques, publiques, et sont intégrées au système scolaire burkinabé, l’état nommant et rémunérant les enseignants. Elles ont pour nom « Germanor », qui veut dire « fraternité » en catalan.

L’eau, c’est la vie, l’assainissement, c’est la dignité.

Dès le premier voyage des représentants du Grain à Ouahigouya et sa région, au Yatenga, l’accès à l’eau s’est révélé comme une urgence absolue. Voir des enfants boire l’eau croupie d’une flaque, savoir qu’ils prennent le risque de terribles maladies, telle que le noma, ne laisse pas indifférent. Ils décident donc d’équiper systématiquement les écoles d’un puits, permettant aux enfants et aux villageois d’avoir accès enfin, et en permanence, à une eau salubre.

Plus encore, la construction de latrines de type « Ecosan » et la mobilisation des enseignants aux questions sanitaires incitent les écoliers et leurs parents à prendre conscience du respect des règles de propreté et à faciliter de bonnes pratiques d’hygiène.

Le risque d’assèchement des puits étant aigu, et constaté dans quelques villages, l'association a été amenée en 2013 à les remplacer par des forages, pour un investissement certes multiplié par trois, mais pérenne.

Devant l’ampleur des besoins, le Grain a la volonté d’implanter des forages auprès de chaque école et étudie depuis plusieurs mois un programme ambitieux qu’il espère voir aboutir courant 2015.